Le mystère du mariage dans l’Eglise orthodoxe

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Le mystère du mariage dans l’Eglise orthodoxe

Le mariage dans la tradition chrétienne orthodoxe est considéré comme un des plus importants sacrements de l’Église. 

Dès les premiers versets de la Bible, homme et femme sont présentés comme une entité ontologique ; deux êtres qui se complètent mutuellement et qui sont appelés à redevenir « un ». 

La vie mariée est une vocation spécifique, requérant un don particulier, un charisme du Saint Esprit, octroyé dans le sacrement du mariage. Elle est considérée comme une voie de la sanctification des personnes qui reçoivent ce don particulier. L’amour et l’unité des deux personnes, réalisées « sacramentellement » dans L’Église est l’expérience de nature « céleste » et « divine » qui relève du mystère divino-humain du Christ. Ainsi le mariage est vécu comme l’anticipation au Royaume de Dieu et la manifestation de Sa Gloire dans le monde.

Le sacrement du mariage donne à un homme et à une femme la possibilité de devenir un « seul esprit » et une « seule chair » d’une manière qu’aucun amour purement humain ne pourrait réaliser. Le mystère Trinitaire de l’unité dans la diversité s’applique à la doctrine du mariage, comme il le fait pour l’Église : une communion sans fusion, respectant la différence des personnes. La famille créée par ce sacrement est une « petite Église ». 

L’Église primitive ne connaît pas de rite particulier de mariage. A partir du IVe siècle on retrouve des témoignages invoquant des prières spéciales ou des rituels, comme celui du « couronnement » des mariés, qui étaient intégrés dans la liturgie eucharistique célébrée en présence de toute la communauté. Dans la pratique actuelle la célébration du sacrement a perdu sa forme   communautaire de l’origine, néanmoins, le mariage reste un don qui est octroyé dans L’Église et par L’Église, et il est inséparable de l’Eucharistie dans laquelle il s’accomplit.  

L’office de mariage constitue avant tout la prière et la bénédiction de toute Église accordée au couple qui déclare en toute liberté la volonté de réaliser ensemble l’idéal de la vie chrétienne selon leur vocation qui est la vie mariée. Deux éléments distinguent nettement la célébration du mariage orthodoxe des autres traditions chrétiennes : le rite du couronnement et le partage d’une coupe de vin suivis des prières particulières. Les couronnes symbolisent le sacrifice et la gloire. Elles sont symboles de renoncement à soi et la disponibilité au sacrifice pour accéder à la joie d’une vie nouvelle dans la Gloire à l’image des martyres. Les mariés vident ensemble une coupe de vin pour symboliser leur future vie commune par laquelle ils doivent passer ensemble jusqu’au bout.  Le vin est un symbole de vie, de joie et de festivité qui doivent désormais remplir leur existence.

 Le sens du sacrement réside dans l’amour des deux personnes, un homme et une femme. Pendant le mariage orthodoxe les mariés ne promettent et ne déclarent pas leur amour mais la volonté de se transformer pour recevoir le don de l’amour conjugale. Cet aspect nous permet de constater que la célébration du sacrement n’est que le début de leur chemin vers le Royaume. Ainsi, le sacrement n’est pas un rituel accompli une fois dans le temps mais un mystère qui se réalise tout au long de la vie commune des mariés et même au-delà de leur existence terrestre. Le Saint Esprit est donné de sorte que ce qui a été commencé sur terre s’accomplisse et continue de manière plus parfaite dans le Royaume de Dieu.  

L’Église en aucun cas ne peut accorder de divorce ou d’annulation du sacrement. Consciente des faiblesses humaines elle peut néanmoins constater que le don de l’amour et de l’union sacramentelle n’a pas été réalisés par le couple. La tradition canonique de l’Église orthodoxe envisage que dans certaines circonstances un époux divorcé ait la possibilité de se remarier religieusement. En appliquant le principe de « l’économie »[1] il est possible de célébrer un second mariage qui a un caractère un peu diffèrent et moins solennel que le premier.



[1] L’économie est un principe selon lequel l’application stricte de la loi canonique peut être modérée par les réalités pastorales concrètes.

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