Le mariage juif

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Il existe de nombreux us et coutumes concernant les mariages juifs. Selon les origines, les éthiques et les traditions, le mariage peut prendre différentes tournures.

Permettez-moi donc de faire un zoom sur les différents cérémonials et coutumes que nous pouvons retrouver au sein d’un mariage juif afin de mieux les comprendre et d’en découvrir la véritable signification.

1.la réception pré mariage

Le jour de leur mariage, les mariés sont comparés à un Roi et une Reine. Cette réception s’apparente à la visite rendue à la royauté pour leur faire honneur. La mariée est d’ailleurs installée sur un magnifique trône ou fauteuil décoré de fleurs. Lors de cette réception, les mariés reçoivent leurs invités dans deux pièces séparées, ils ne se verront qu’à la cérémonie même du mariage.

2. Le marié baisse le voile de la mariée

Cette coutume nous vient de notre Matriarche Rivka, qui s’est caché le visage en rencontrant Its’hak. En voilant le visage de sa future femme, quelques minutes avant de la prendre pour épouse, le marié prouve qu’en ce moment de grande sanctification, il fait abstraction de la beauté extérieure que nous savons tous éphémère. Ainsi, il promet un amour éternel à son épouse, peu importe les changements physiques qu’elle connaîtra incontestablement au fil des années. Quant à la mariée, elle accepte ce voilage afin de garder son intimité et sa concentration pendant ce moment sacré. Les parents de la mariée bénissent alors leur fille avant de la voir quitter le nid.

3. Le dais nuptial, la ‘Houppa

Il s’agit là probablement du point culminant d’un mariage. Peu importe la grandeur de celui-ci ou les coutumes qui y sont célébrées, la ‘Houppa est toujours un moment de sainteté célébré avec beaucoup d’émotion. Le nouveau couple y est béni sous un tissu tenu de 4 piliers, généralement joliment décoré et ouvert des 4 côtés, pour s’apparenter à la tente d’Avraham Avinou. On bénit ainsi leur nouveau foyer d’une grande hospitalité et bienveillance envers les plus démunis.

4. La marche vers la ‘Houppa

Cette marche se fait sur un ton solennel, au rythme d’une mélodie lente et chargée d’émotion. Les parents accompagnent leurs enfants à la ‘Houppa.

5. La sanctification du mariage

Dieu vient bénir de Sa Présence chaque nouveau foyer juif qui se forme. Aussi, nous sanctifions ce moment avec des bénédictions autour d’une coupe de vin, lequel « réjouit le cœur de l’homme ». Ensuite, le marié scelle son engagement avec un anneau d’or qu’il a acheté lui-même, et qu’il place sur le doigt de la mariée qu’il prend alors pour femme exclusive, en récitant : « Avec cet anneau, tu m’as été consacrée selon la loi de Moché et d’Israël. »

6. La lecture de la Kétouba

La Kétouba est le contrat de mariage qui donne son sens moral et légal à la cérémonie qui jusque-là était sentimentale et traditionnelle. Elle énonce les devoirs et obligations que le marié a envers sa future épouse. Chaque mariage rappelle l’alliance entre D.ieu (le marié) et les Bné Israël (la mariée), alliance scellée grâce au contrat ultime : la Torah. Et c’est assurément grâce à l’authenticité et à la force de ce contrat de mariage que nous devons notre survie à travers les millénaires. Ainsi, la Kétouba fait foi de la bonne volonté et de l’engagement du marié à toujours subvenir aux besoins, en tous genres, de son épouse.

7. Récitation des Chéva’ Brakhot

Le jeune couple honore leurs proches (famille et amis)en les invitant sous la ‘Houppa pour les bénir. Il y a 7 bénédictions, la première est sur le vin, et les six autres sont sur le thème du mariage. C’est à ce stade que les deux âmes de nos jeunes mariés s’unissent pour le rester à jamais.

8. Le marié casse le verre

Il s’agit de la dernière étape du mariage. Un verre est enveloppé dans un linge puis  placé sous le pied du marié. Ce dernier, après avoir récité avec émotion ces quelques mots « Si je t’oublie Jérusalem, que ma droite m’oublie, que ma langue se scelle à mon palais, si je ne me souviens pas de toi », brise avec ardeur le verre.    Le verre aussitôt éclaté, les applaudissements retentissent.   

Illustration :
1917 Marc Chagall. L’Apparition, autoportrait avec muse huile sur toile 148 par 129 cm collection particulière.

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