La Toussaint…

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 La Toussaint vue par les protestants…

Les saints, dans les lettres de Paul, sont ceux qui demeurent attachés à Christ, par la foi. Nous en sommes donc tous, en tant que croyants. Nous croyons que Dieu nous écoute et nous ne demandons pas à des saints décédés d’intercéder pour nous, nous pensons qu’ils n’ont aucun pouvoir. Nous ne faisons aucune différence entre les morts, nous sommes confiants que l’amour du Père, illimité, les a tous accueillis et qu’ils voient à présent face-à-face Sa gloire.

Nous ne vénérons ni ne prions aucun humain en dehors de Christ, fils de Dieu.

Cela ne nous empêcherait pas de fêter la sainteté que Dieu donne aux croyants et la communion qui en résulte, ce que propose la liturgie luthérienne. Mais, dans la pratique, cette fête n’est que rarement célébrée dans le protestantisme. 

Le dernier dimanche d’octobre, nous célébrons la fête de la Réformation, où nous nous souvenons du geste accompli par Luther le 31 octobre 1517 d’afficher ses 95 thèses contre les indulgences, geste qui a initié le mouvement de la Réforme.

La Toussaint vue par les catholiques…

Fête de tous les Saints, 

(à ne pas confondre avec le Jour des Morts qui lui est attaché).

Dès le 3ème siècle, dans des temps de persécutions romaines contre les chrétiens, quand il y avait trop de martyrs pour qu’on puisse organiser des célébrations individuelles afin d’honorer leur mémoire, l’Eglise syrienne a voulu cette commémoration collective, immédiatement après les fêtes de Pâques et de Pentecôte, dans la joie et l’espérance de la Résurrection.

Il en est d’ailleurs toujours ainsi dans l’Eglise orthodoxe et dans les Eglises catholiques de rite oriental byzantin.

A Rome, Boniface IV, pape de 608 à 615, transforme le Panthéon, temple dédié à tous les dieux, en une basilique chrétienne dédiée à la Vierge Marie et à tous les Saints.

La date du 1er novembre a probablement été choisie par Grégoire III, pape de 731 à 741.

Vers 835, le pape Grégoire IV a voulu que la vénération de tous les Saints soit étendue à toute la chrétienté.

Quels Saints fêtons-nous alors ?

1) les martyrs des persécutions religieuses, d’hier et d’aujourd’hui,

2) tous les Saints qui ont été officiellement reconnus par l’Eglise, eux qui ont accepté que le Christ puisse les sauver,

3) tous ces inconnus qui ont vécu et ceux qui vivent aujourd’hui dans la fidélité à l’Evangile et le service des autres.

Car nous sommes tous personnellement appelés à la sainteté, par des chemins qui peuvent être bien différents et parfois même inattendus. 

Le Pape François parle de « la sainteté de la porte d’à côté, de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu ».

Le Père Nieuviarts, assomptionniste, dit « que la sainteté est étonnamment simple : elle est l’amitié que des êtres humains -fragiles et limités- portent à Dieu et dont il les comble sans limite ».

C’est pourquoi au cours de la messe de la Toussaint sont proclamées les Béatitudes (Matthieu 5, 1-12), ensemble d’attitudes et de qualités qui nous assurent le bonheur par la sainteté.

Le lendemain, le 2 novembre, immédiatement après cette fête de tous les Saints, l’Eglise nous rappelle que la mort est notre passage vers le Christ ressuscité.

Dès 998 dans l’abbaye de Cluny et depuis le 13ème siècle dans toute la chrétienté, l’Eglise catholique nous convie à célébrer la mémoire des morts, de tous les morts.

Le chagrin de la séparation et la tristesse de la solitude peuvent être là. Le Jour des Morts doit être jour de foi, d’espérance en la vie éternelle que connaissent déjà les défunts auprès du Père.

Et nous les y rejoindrons, lavés de toutes nos fautes et imperfections, c’est-à-dire rendus nous aussi Saints par le sacrifice du Christ.

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